DPE à Mermoz, Béziers : un parc surtout collectif entre étiquettes C et D

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Mermoz, les 1 137 DPE analysés décrivent un quartier principalement composé d’appartements, où la construction de 1948 à 1974 domine. Les passoires énergétiques y sont moins présentes que dans l’ensemble de Béziers, mais la consommation et le coût énergétique médians restent supérieurs aux références municipales.

DPE à Mermoz, Béziers : un parc surtout collectif entre étiquettes C et D — Béziers

Le dossier énergétique de Mermoz repose sur 1 137 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à Béziers. Ces observations permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leur période de construction et leurs résultats énergétiques. Elles donnent des repères pour préparer une vente ou une location, sans remplacer l’examen du DPE du bien concerné. Il faut notamment distinguer trois dimensions : la fréquence des différentes étiquettes, les caractéristiques du bâti et les niveaux médians de consommation ou de coût estimé. À Mermoz, ces dimensions dessinent un profil contrasté : très peu de logements classés F ou G, mais des indicateurs médians de consommation et de coût supérieurs à ceux de la ville.

Un bâti principalement collectif, dominé par la période 1948-1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Mermoz)Part du quartier
A00,0 %
B201,8 %
C54047,5 %
D55749,0 %
E141,2 %
F60,5 %
G00,0 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Mermoz (Béziers).

La période 1948-1974 représente 90,7 % des diagnostics du quartier. Le bâti observé appartient donc très majoritairement à cette génération de construction, plutôt qu’au parc le plus ancien. Les logements construits avant 1948 ne représentent que 0,9 % des observations, contre 29,0 % à l’échelle de Béziers. Au total, 91,6 % des logements diagnostiqués à Mermoz ont été construits avant 1975. La forme du parc est également marquée : les maisons individuelles ne comptent que pour 2,4 %, le reste correspondant à des appartements. Cette prédominance du collectif constitue un élément important pour interpréter le portrait local. En revanche, l’âge des constructions ne suffit pas à établir leur état actuel, la présence de travaux ou les caractéristiques précises de leur isolation.

  • Période dominante : 1948-1974, avec 90,7 % des diagnostics. Cette concentration donne un repère historique clair, sans démontrer que les logements présentent tous les mêmes équipements ou les mêmes performances.
  • Bâti antérieur à 1948 : 0,9 % à Mermoz, contre 29,0 % à Béziers. Le quartier se distingue donc du profil municipal par une présence beaucoup plus faible de cette catégorie ancienne.
  • Maisons individuelles : 2,4 % des logements observés. Les appartements constituent le reste du parc diagnostiqué ; les résultats agrégés décrivent donc avant tout un environnement résidentiel collectif.

Des étiquettes concentrées sur C et D, avec seulement 6 logements F

La répartition des étiquettes montre une forte concentration dans les classes C et D : elles comptent respectivement 540 et 557 diagnostics. La classe D est ainsi la plus représentée, devant la classe C. Les autres catégories occupent une place réduite, avec 20 logements en B, 14 en E et 6 en F. Aucun diagnostic de l’échantillon du quartier n’est classé A ou G. Cette distribution ne décrit donc ni un parc dominé par les meilleures étiquettes, ni un ensemble largement composé de passoires énergétiques. Elle indique surtout que les résultats observés se situent au centre de la répartition locale. Pour un logement particulier, l’étiquette doit néanmoins être lue directement sur son diagnostic : la prédominance de C et D ne permet pas de présumer son classement.

  • Classes A et B : aucun logement en A et 20 en B. Les catégories situées en tête de l’échelle restent peu présentes dans les diagnostics géolocalisés à Mermoz.
  • Classes C et D : 540 logements en C et 557 en D. Ces deux groupes structurent le portrait énergétique du quartier et constituent les principaux points de comparaison locaux.
  • Classes E, F et G : 14 logements en E, 6 en F et aucun en G. Les passoires F et G représentent 0,5 % du quartier, contre 2,9 % pour la ville entière.

Face à Béziers : moins de passoires, mais des médianes plus élevées

La comparaison avec Béziers doit conserver plusieurs indicateurs, car ils ne racontent pas exactement la même chose. La part des passoires énergétiques est plus faible à Mermoz : 0,5 %, contre 2,9 % dans la ville entière. Pourtant, la consommation médiane du quartier atteint 182 kWh/m²/an, contre 166 kWh/m²/an à l’échelle municipale. Le coût énergétique annuel médian estimé suit la même orientation, avec 1 173 € à Mermoz, contre 973 € à Béziers. La surface médiane est, quant à elle, plus petite : 62 m², contre 66 m². Il serait donc inexact de résumer le quartier comme moins consommateur au seul motif qu’il comporte moins de passoires. Les données fournies ne permettent pas non plus d’attribuer ces écarts à une cause technique précise.

Vendre à Mermoz : situer le bien sans lui attribuer le profil du quartier

Pour préparer une vente, ces données fournissent un contexte de présentation, mais pas une estimation de valeur immobilière. Un logement classé C ou D appartient aux catégories les plus représentées dans l’échantillon de Mermoz, avec 540 et 557 diagnostics. Un bien classé F se situe dans un groupe bien plus restreint, limité à 6 observations. Cette distinction permet de décrire sa position énergétique locale sans conclure à une décote, à une prime ou à une facilité de vente : aucune donnée de transaction n’est fournie. La présentation du bien peut ainsi séparer clairement son étiquette individuelle, ses propres estimations énergétiques et les repères du quartier. La période dominante de construction, 1948-1974, ne doit pas davantage être présentée comme la date certaine de construction du logement vendu.

Louer à Mermoz : distinguer le budget estimé et les résultats du logement

Pour une mise en location, le coût énergétique annuel médian estimé de 1 173 € constitue un point de contexte, et non le budget à annoncer pour chaque appartement. Il correspond à la médiane des observations du quartier et ne représente pas la facture effective d’un occupant donné. De même, la consommation médiane de 182 kWh/m²/an et la surface médiane de 62 m² ne décrivent pas nécessairement le bien proposé. L’information utile consiste à rapprocher les caractéristiques et les estimations propres au logement de ces références, en gardant leur différence de portée. Enfin, la faible proportion locale de passoires, 0,5 %, ne permet aucune conclusion automatique sur la situation d’un logement particulier. Les données fournies ne suffisent pas à établir sa possibilité réglementaire de mise en location.

Questions fréquentes

Mermoz est-il plus performant énergétiquement que l’ensemble de Béziers ?

Le bilan dépend de l’indicateur retenu. Mermoz compte moins de passoires F et G : 0,5 %, contre 2,9 % pour Béziers. En revanche, sa consommation médiane est plus élevée, à 182 kWh/m²/an contre 166, tout comme son coût annuel médian estimé, à 1 173 € contre 973 €. Ces résultats ne permettent donc pas d’affirmer une supériorité énergétique générale du quartier.

Quel type de logement domine dans les DPE de Mermoz ?

Les appartements dominent très largement : les maisons individuelles ne représentent que 2,4 % des logements diagnostiqués. La période de construction 1948-1974 rassemble 90,7 % des observations, tandis que le bâti antérieur à 1948 ne représente que 0,9 %. Ce profil décrit le parc analysé, sans renseigner à lui seul sur l’état d’entretien, les équipements ou les éventuelles rénovations de chaque logement.

Peut-on utiliser les chiffres du quartier pour présenter un bien à vendre ou à louer ?

Oui, comme éléments de contexte clairement identifiés. Les 540 diagnostics C et les 557 diagnostics D montrent les classements les plus fréquents à Mermoz. Toutefois, l’étiquette et les estimations du bien doivent rester distinctes de ces statistiques. La médiane de 1 173 € n’est pas une facture individuelle, et aucune donnée fournie ne permet de déduire un prix de vente, un loyer ou une conclusion réglementaire.

Sources officielles

Comparer des devis gratuits